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Repenser le processus de diagnostic de l’infection à méningocoque chez les enfants

Bien des gens croient que les symptômes d’une infection se font ressentir ou se manifestent dès lors qu’un virus ou une bactérie est contracté – une croyance particulièrement problématique dans le contexte actuel de la pandémie.

À l’instar des personnes atteintes de la COVID-19 qui ne présentent aucun symptôme, la réalité, c’est que la plupart d’entre nous sont porteurs de toutes sortes de bactéries sans même le savoir. Parfois, nous les portons depuis la naissance. Au Québec, 5 à 10 % des personnes en bonne santé sont porteuses du méningocoque et ne le savent pas¹. Avec un peu de chance, elles resteront asymptomatiques toute leur vie, et ne développeront jamais une méningite ou une septicémie méningococcique causée par la bactérie. Il existe différents types de vaccins contre l’infection à méningocoque, mais ceux-ci ne sont pas tous couverts par le Programme québécois d’immunisation².

Pour le reste de la population québécoise, contracter une infection à méningocoque peut très rapidement donner lieu à de graves problèmes de santé. Chez les personnes qui ont une condition de santé préexistante, les nourrissons et les adolescents³, la méningite est particulièrement susceptible d’occasionner de longs et coûteux séjours à l’hôpital, en plus de nécessiter des traitements de pointe.

Améliorer la fiabilité des tests et réduire les coûts grâce au diagnostic rapide

Lorsqu’une personne souffrant d’une méningite asymptomatique se présente à l’hôpital, il est essentiel d’avoir accès à des solutions de diagnostic rapide d’une grande précision (et capables de dépister d’autres agents pathogènes) pour assurer les meilleurs résultats possibles chez les patients, et permettre au personnel soignant de traiter un nombre accru de personnes chaque jour. En temps de pandémie, il est plus important que jamais pour les hôpitaux de gérer efficacement l’engorgement aux urgences et de libérer des lits.

Dans une étude récente, l’équipe du Département de pédiatrie au CHU de Québec-Université Laval (CHUL) s’est penchée sur la façon de diagnostiquer la méningite. Elle soutient notamment que la mise en culture bactérienne du liquide céphalo-rachidien (LCR) n’est pas tout à fait exacte dans les premiers stades de la maladie, surtout lorsque le prélèvement est effectué après le début de l’antibiothérapie³.

Pour diagnostiquer la méningite, l’équipe du CHUL a eu recours au TAAN (test d’amplification des acides nucléiques) multiplexe. Pendant un an, elle a recueilli des données afin d’en évaluer la précision et la capacité à réduire la durée de séjour et le coût des traitements.

Réduire la durée de séjour des patients

L’étude souligne aussi que le recours au TAAN multiplexe permet de réduire d’une journée la durée de séjour en pédiatrie grâce à la vitesse à laquelle les patients sont diagnostiqués. Avec cette solution de diagnostic rapide, le CHUL a pu libérer des lits d’hôpital et donner congé aux patients plus rapidement.

Au nombre des avantages pour les patients et les hôpitaux, on note également des économies en pharmacothérapie pédiatrique, ainsi qu’une capacité accrue à faire un choix éclairé du traitement, ce qui permet un temps-réponse court ainsi qu’une prise en charge rapide et hautement efficace des patients. Sans diagnostic précoce ou traitement adéquat, 5 à 10 % des patients décèdent⁵. En l’absence d’un programme universel de vaccination, il est impératif de prendre les moyens nécessaires pour administrer le bon traitement à chaque patient, surtout en pédiatrie, le plus rapidement possible.

Vous pouvez télécharger le PDF ici.

REFERENCES

1) Gouvernement du Québec, Infections à méningocoque :
https://www.quebec.ca/en/health/health-issues/a-z/meningococcus/#:~:text=In%20Qu%C3%A9bec%2C%205%25%20to%2010,can%20cause%20meningitis%20or%20septicemia
2) LALONDE, Michelle. « Here’s everything you need to know about meningitis », Montreal Gazette, 28 mars 2019 : https://montrealgazette.com/news/local-news/heres-everything-you-need-to-know-about-meningitis
3) BIOFIRE BY BIOMÉRIEUX, The BioFire® FilmArray® Meningitis/Encephalitis (ME) Panel : https://www.biofiredx.com/products/the-filmarray-panels/filmarrayme/
4) LAU, Rachel. « Meningococcal B identified as strain that killed Montreal woman », Global News, 26 mars 2019 : https://globalnews.ca/news/5098675/meningococcal-b-strain-killed-montreal-woman/
5) World Health Organization Meningococcal meningitis (February 2018) :  https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/meningococcal-meningitis

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